Conseil presbyteral et journée pastorale dans le Diocèse de Kilwa-Kasenga

Après la messe de prémisse de l’Abbé Innocent à la Paroisse Saint Georges à Kasenga, tous les clergés présents étaient invités par Son Excellence Monseigneur Fulgence MUTEBA pour participer au Conseil Presbytéral le lendemain 14 septembre 2020 dans l’enceinte de l’Evêché à Kasenga.Tout a commencé par une prière d’ouverture faite par Monseigneur l’Evêque qui a imploré la grâce de Dieu en mettant toutes les activités du jour entre ses Saintes mains. Soulignons que la réunion avait deux grandes parties. La première était consacrée au Conseil presbytéral et la deuxième était axée sur les questions pastorales.  
Dans son mot d’introduction, l’Evêque du diocèse de Kilwa-Kasenga a commencé par présenter les points à l’ordre du jour. Il s’agissait entre autres du résumé de l’atelier de formation des Évêques de la CENCO sur le traitement des dossiers sur  les abus sexuels des clercs et autres consacrés sur les mineurs et institution du bureau diocésain de signalement, l’érection des nouvelles paroisses : quasi-paroisse de Malambwe, Pweto (plus deux nouvelles congrégations religieuses : une masculine et autre féminine, la retraite annuelle des membres du clergé et les divers.  Après l’adoption de l’ordre du jour, Monseigneur l’évêque a demandé à un prêtre de faire lecture des dispositions juridiques du Code de droit canonique sur le sens et la mission du Conseil presbytéral dans un diocèse. A la lumière des canons 495- 496, il a été rappelé que ce dernier est un organe de participation au pouvoir, de partage de soucis, des projets afin d’aider l’Evêque dans le gouvernement de son diocèse. C’est une espèce de Sénat des prêtres qui vient en appui au ministère de l’évêque. Reprenant la parole, Monseigneur Fulgence a porté à la connaissance de l’assemblée que les statuts de cet Conseil tout comme ceux d’autres conseils diocésains adoptés les années passées, sont sous presse.  
Abordant le dossier sur les abus sexuels des clercs et autres consacrés sur  les mineurs, il a été souligné que la tolérance de l’Eglise sur ce fléau est égale à zéro. Son devoir est de protéger les enfants qui sont victimes de cette situation et de punir sévèrement les coupables. A cet effet, un bureau diocésain de signalement est déjà institué. Les noms des membres qui le composent ont été dévoilés.
Concernant la création des quasi-paroisses, Monseigneur Fulgence est part d’un principe théologique selon lequel, l’Eglise est là où sont les gens. Ainsi, constatant qu’il y a au sein du diocèse de Kilwa-Kasenga, des cités qui prennent de plus en plus des une démographie galopante, il se fait urgence de créer d’autres paroisses ou des quasi-paroisses. En ce sens, deux milieux ont été ciblés, à savoir  Malambwe, Kashobwe et Pweto. Ces milieux sont entrain d’être occupés par d’autres religions. Sur ce, une présence des communautés religieuses est envisagée dans chacun de ces milieux pour que les berges soient plus proches de leurs brebis.
Ne parlant que de Malambwe, village situé à 50 km venant de la grande ville de Lubumbashi, devient aujourd’hui un lieu agité et plus fréquenté par les gens venant de Lubumbashi pour travailler dans leurs concessions. Une pastorale spéciale pour s’occuper de ces personnes mérite d’être pensée, a souligné Monseigneur Fulgence MUTEBA. Dans le même sens, l’Ordinaire du lieu a encore annoncé qu’un projet de construction d’une école et d’un internant dans cette contrée est en gestation.
Dans les divers, il a été annoncé qu’à la fin de l’année il y aura quelques évêques et Prêtres qui iront en pèlerinage à Mutabi pour visiter la tombe de l’Abbé Idesbald KYANDWA. Pour la petite histoire, en effet, ce dernier était assassiné par certains bandits pour avoir refusé de céder les biens de l’Eglise, il y a vingt neufs ans passés. Son corps a été enterré dans le cimetière de la région à un km du couvent des Prêtres. Dans le cadre de la commémoration du premier centenaire  de l’évangélisation du diocèse, Monseigneur Fulgence, quelques prêtres de la Congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus et du Diocèse, y compris quelques laïcs étaient partis pour l’exhumation du corps de l’Abbé Idesvalt afin de l’enterrer devant le presbytère des Abbés de la Paroisse, lieu où il avait été assassiné. Pendant l’exhumation, quand le tombeau avait été ouvert, une partie de sa soutane avait aussitôt certifié le lieu où il avait été déposé. Une surprise : sa soutane et son étole étaient intacts. Vingt-neufs ans après, sans aucune détérioration, ni avoir été corrodés par des insectes. De la part de tous ceux qui étaient présents, un silence obséquieux était observé comme par une consigne. En fait, c’était pour eux un signe divin sur lequel il fallait méditer sur la mort du serviteur de Dieu. Pour le moment, les chrétiens de différentes paroisses vont prier devant sa tombe pour présenter à Dieu leurs requêtes, implorant l’intercession de l’Abbé KYANDWA Idesbald.

Il était 13h 45min cette première partie a été sanctionnée par une pause-café de 15min.

A 14h, ce fut le début de la seconde partie de la journée qui traitait des questions purement pastorales. Quelques agents pastoraux laïcs ont été conviés à cette rencontre de travail. Au menu, hormis le mot d’introduction de Monseigneur l’Evêque,  figuraient notamment le dossier sur la pastorale écologique. Celui-ci avait deux volets, à savoir le Projets EFOPEC (Ecole de Formation Pastorale et écologique) et la perspective d’une Fondation « Sauvons la forêt de miombo ».
A ce sujet, l’encyclique Laudato Si’ de Pape François a été distribué à chaque prêtre du diocèse afin d’approfondir l’abondante richesse des enseignements du Pape François sur l’écologie et de la transmettre aux fidèles. En parlant de la forêt claire et humide de type des Miombo, l’évêque a souligné que celle-ci est soumise à la pression anthropique dont les conséquences sont notamment la perte ou la disparition des plusieurs écosystèmes et de la biodiversité. Parmi les menaces pesant sur cette forêt en voie de disparition figurent notamment la coupe du bois-énergie pour la fabrication de la braise, l’agriculture sur brûlis, les activités minières,  le feu de brousse, la coupe du bois rouge, etc. Face au désastre écologique en cours, l’évêque a exhorté tous les agents pastoraux à se lancer dans la pastorale écologique dans la logique de Laudato Si. C’est dans cette perspective qu’a été fondée l’Ecole de formation pastorale et écologique (EFOPEC). Dans la même ligne, un projet d’accompagnement de six communautés en vue d’acquérir des forêts communautaires est en cours d’exécution. Ce projet a reçu le soutien financier de l’organisme allemand Misereor.
Après échange et contribution de plusieurs participants clercs et laïcs, Monseigneur Fulgence MUTEBA a conclu cet épisode en ces termes : « nous sommes dans la forêt de Miombo et nous sommes obligés de la sauver.» A ce sujet, plusieurs efforts sont entrain d’être fournis en sorte que chaque communauté des paysans ait au moins une forêt communautaire où elle pourra planter les arbres afin de sauver la RD Congo et aussi toute la planète. Néanmoins, grâce cette encyclique du Pape François sur l’écologie, il convient de comprendre que l’écologie ne se limite pas seulement à planter les arbres, mais c’est un ensemble d’activités qui touche notamment l’homme, les déchets, a souligné avec insistance le Prélat.
Relativement à l’année pastorale, il a été annoncé que le thème de l’année était formulé de la manière suivante : « UNE EGLISE VIVANTE ENGAGÉE DANS LA PROTECTION ET LA SAUVEGARDE DE LA CREATION ». Ce thème est comme une entrée dans le quinquennat défini par le  Plan Stratégique du diocèse qui est en cours d’élaboration.
L’Evêque a déclaré que nous devons tendre vers les « Paroisses vertes »,  et les « écoles vertes ». En effet, il s’agit d’une initiative diocèse pour que chaque paroisse arrive à avoir un plan d’aménagement pour planter les arbres dans sa circonscription et faire preuve de conversion écologique.
Dans le cadre le de l’EFOPEC, les manuels seront produits pour amener les gens à la conversion pastorale, a annoncé Monseigneur l’Évêque.
Commencée à 8h30, il était 15h20 quand la cession prenait fin par une prière finale dite par Monseigneur Fulgence MUTEBA.  

P. Jerry MWEMBO MUTEBA, Scj

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